2025-12-14 14:11:15

Saviez-vous que vous pouvez être indemnisé en cas de coupure d’Internet au Togo ?

Depuis plusieurs mois, les coupures ou ralentissements prolongés d’Internet se multiplient au Togo. Au-delà de l’agacement qu’elles suscitent, elles entraînent des pertes concrètes : ventes annulées, cours inaccessibles, démarches administratives interrompues, communications coupées. Pour les entreprises, les travailleurs du numérique, les étudiants ou les familles, chaque minute hors ligne peut coûter cher.


Saviez-vous que vous pouvez être indemnisé en cas de coupure d’Internet au Togo ?

La loi protège les usagers, même face aux décisions de l’État

Selon la décision n°185/ARCEP/DG/22 du 27 octobre 2022 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), les fournisseurs d’accès à Internet doivent assurer un service continu et conforme au contrat. En cas de coupure collective, l’abonnement doit être prolongé d’une durée équivalente à l’interruption. Si la panne ne touche qu’un seul utilisateur et dure plus de 48 heures, celui-ci peut exiger une compensation financière.

Cette obligation reste valable même si la coupure est due à une restriction imposée par l’État. Les opérateurs ne peuvent s’exonérer de leur responsabilité contractuelle vis-à-vis de l’abonné. Cette position s’appuie sur les articles 114 et 115 de la loi n°2012-018 sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, qui garantissent aux usagers un service de qualité, disponible et continu.

Revendiquer ses droits pour éviter la résignation

Dans les faits, peu d’abonnés réclament réparation, souvent par méconnaissance ou par résignation. Ce silence entretient un système où les interruptions deviennent la norme et où les pertes sont supportées uniquement par les usagers.

Pourtant, des recours existent : médiation auprès de l’ARCEP, réclamation directe auprès de l’opérateur, voire action en justice si la coupure entraîne un préjudice réel. Revendiquer une compensation n’est pas un caprice : c’est rappeler que le service payé doit être rendu et que la connexion Internet, aujourd’hui essentielle, ne peut être traitée comme un privilège.

Par Emmanuella Kobana


Auteur

Par Isney Bariko

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