- Par Isney Bariko
- 24/07/2025 16:23
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1. Apprendre autrement
Le terrain, ce n’est pas la salle de classe. C’est là qu’on apprend à parler avec les gens, à gérer des imprévus, à rebondir après un échec. On y découvre ses forces, ses faiblesses, et on s’y forge un vrai caractère.
Cette expérience développe des compétences concrètes et humaines que les cours ne transmettent pas toujours. Ahouefa Sossou n’avait que 20 ans quand elle a décidé de se porter volontaire dans une structure engagée dans les droits humains. « J’avais besoin d’expérience, alors je suis entrée dans l’arène », dit-elle. Cinq ans plus tard, elle est chargée de projets au CDFDH. Elle sourit en racontant son parcours, consciente que ce choix a tout changé.
Sur le terrain, erreurs comme réussites deviennent des enseignements précieux. Il ne s’agit pas juste de faire, mais de comprendre, de s’adapter et d’évoluer.
2. Créer un réseau solide
Au-delà de l’expérience, le bénévolat permet de construire un réseau authentique.
Dans le monde pro d’aujourd’hui, qui l’on connaît compte autant que ce que l’on sait.
Travailler bénévolement aux côtés de professionnels et d’autres jeunes motivés crée des liens basés sur la confiance, l’entraide et la collaboration. Ces relations, parfois informelles, deviennent souvent des tremplins vers des opportunités concrètes.
3. Donner du sens à ses actions
S’engager sans rémunération, c’est aussi faire un choix de valeurs. C’est dire : « Je fais ça parce que j’y crois ».
Samtou Akaolo, 23 ans, étudiante à l’Université de Lomé, l’exprime bien : « Être volontaire, c’est ma petite contribution à une Afrique meilleure. Mon père m’a toujours dit que c’est le travail qui donne de la valeur à une personne. »
C’est une façon d’apporter sa pierre à l’édifice, de sentir qu’on agit pour une cause qui nous dépasse. Et cette satisfaction personnelle, ce sentiment d’utilité, ne s’achètent pas.
4. Se préparer au futur
Enfin, s’engager sans attendre de rémunération, c’est investir dans son avenir.
C’est se forger un profil riche, à la croisée du savoir théorique et de l’expérience humaine.
Dans un monde du travail de plus en plus exigeant, les employeurs recherchent des jeunes capables d’initiative, d’autonomie, et surtout, d’engagement. Ce sont ces qualités qui font souvent toute la différence.
Bhorys Amuzuvi, lui, a étudié les ressources humaines. Mais en chemin, il découvre une passion pour le design. En mettant son talent au service d’une association, il affine son style et réalise à quel point ses idées peuvent impacter les autres. Aujourd’hui, il rêve de devenir designer engagé, un de ceux qui créent pour transformer.
Donner de son temps gratuitement, c’est parfois la meilleure manière de se construire.
Avant d’être des pros, soyons d’abord des êtres humains engagés. Et qui sait ? Peut-être qu’en semant sans attendre, on récolte bien plus que prévu.
Par Amen Tewou