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Coupures d’Internet au Togo : on paie, on subit… mais on peut agir

Coupures d’Internet au Togo : on paie, on subit… mais on peut agir
Anonyme
08 Aug 2025, 14:57
Droits civils 316 vues

Au Togo, perdre sa connexion Internet n’est plus un événement rare. C’est presque devenu une fatalité. Mais chaque coupure a un prix : un contrat qu’on ne signe pas, une commande qu’on rate, un cours auquel on ne peut pas assister. Pour beaucoup, c’est aussi une journée de travail envolée.

Même quand l’État coupe, vos droits restent valables La décision n°185/ARCEP/DG/22 de l’ARCEP est claire : un fournisseur d’accès doit fournir un service continu. S’il y a une coupure collective, l’abonnement doit être prolongé. S’il s’agit d’une panne individuelle de plus de 48 heures, vous pouvez exiger une compensation financière.

Et même si c’est l’État qui décide de couper ou de ralentir Internet, l’opérateur reste lié à vous par contrat. Il doit assumer. La loi n°2012-018 le dit aussi : l’usager a droit à un service stable, disponible, et ce droit ne s’efface pas par décret.

Se taire, c’est laisser la situation s’installer La vérité, c’est que peu de gens réclament. Parfois parce qu’ils ne savent pas qu’ils en ont le droit. Parfois parce qu’ils pensent que ça ne changera rien. Mais c’est ce silence qui rend les coupures “normales” et qui permet aux opérateurs de continuer à encaisser sans rendre le service promis.

Alors oui, on peut agir : demander une prolongation d’abonnement, réclamer un remboursement, saisir l’ARCEP, aller en justice si on perd un contrat, un examen, un revenu à cause d’une coupure. Ce n’est pas quémander une faveur : c’est faire respecter un engagement.

Dans un monde où le numérique est devenu vital pour travailler, apprendre et communiquer, défendre son droit à une connexion stable, c’est défendre son droit à exister pleinement.