- Par Isney Bariko
- 04/02/2026 12:19
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Du 31 mars au 1er avril 2025, l’Alternative Leadership Group (ALG) a participé à une rencontre organisée par le G2FD, centrée sur une question essentielle : comment, en tant que jeunes filles, prendre part à la gestion des affaires publiques et faire entendre sa voix dans l’espace politique.
À Lomé, pendant deux jours, une vingtaine de jeunes filles issues de plusieurs organisations se sont retrouvées pour parler politique. L’objectif est simple : comprendre comment, en tant que filles, elles peuvent aussi avoir leur mot à dire dans la gestion des affaires publiques.
C’est dans ce cadre que du 31 mars au 1er avril 2025 Alternative Leadership Group (ALG) a pris part à cette rencontre organisée par le G2FD (Groupe de réflexion et d'action, Femme, Démocratie et Développement) et financée par l'ONG allemande; la Fondation Hans Seidel.
Des idées, des envies, et une envie d’agir
La politique, on l’imagine souvent comme quelque chose de lointain, réservé aux adultes, aux hommes, ou aux “grands” comme on dit parfois. Mais très vite, durant les ateliers, les participantes ont compris que la politique commence dans leur quartier, dans leur école, dans leur commune. Et qu’elles peuvent, elles aussi, changer les choses.
Au menu des échanges : décentralisation, gouvernance locale, rôle des femmes dans les conseils Au cœur des échanges : la décentralisation, la gouvernance locale, et la place des femmes dans les conseils municipaux. Des thèmes qui peuvent sembler techniques, mais ici, on part de ce qu’elles vivent au quotidien. Et petit à petit, on comprend que malgré les textes qui parlent d’égalité, les femmes sont encore très peu nombreuses dans les lieux où les décisions se prennent.
Cet atelier a permis de mieux faire connaître certains outils de participation citoyenne à la gestion des affaires publiques, notamment le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP). C’est un dispositif qui donne aux citoyens, y compris aux jeunes filles, la possibilité de suivre ce que font les autorités. Il s’agit d’observer la mise en œuvre des politiques publiques, le déroulement des programmes et projets, ou encore l’application des décisions prises, que ce soit au niveau national, régional ou local.
Il a aussi été question de budget sensible au genre. Autrement dit, comment faire en sorte que les dépenses publiques tiennent compte des besoins spécifiques des femmes. Là encore, les exemples concrets ont permis aux filles de faire le lien avec leur quotidien.
Des rencontres qui changent une vision
Au-delà de la formation, ce qui a marqué les participantes, ce sont les échanges avec des femmes déjà engagées en politique. Elles ont raconté leurs débuts, les obstacles, les doutes, mais aussi les petites victoires. Et surtout, elles ont transmis une chose essentielle : l’envie d’oser.
Comme l’a confié Grace Essi Agboka Miahe, représentante de ALG : “Ces échanges m’ont permis de voir les choses autrement. J’ai compris les blocages, mais aussi toutes les opportunités qui existent, surtout avec la décentralisation.”
Si ALG était présente à cette formation, c’est parce que l’organisation croit vraiment que le changement commence avec les jeunes, et encore plus avec les filles. Ce type d’initiative, c’est l’occasion de renforcer leurs capacités, leur donner des outils concrets, mais aussi les encourager à passer à l’action.
Par Amen Tewou