2026-04-19 11:54:37

L'OMS mise sur les jeunes médecins et juristes pour révolutionner la lutte contre les VBGs avec l'application Xonam

_ Lomé et Kara – À l’issue de deux ateliers organisés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en partenariat avec l’Alternative Leadership Group (ALG) et l’Association des Étudiants en Médecine, Pharmacie et Odontostomatologie du Togo (AEMPO), les jeunes participants sont désormais outillés pour lutter efficacement contre les violences basées sur le genre (VBG), les grossesses précoces et l’abus de substances psychotropes. En plus de la formation reçue, ils ont pu s'approprier un outil digital essentiel : l’application Xonam, qui offre à la fois une solution de signalement et un accès à l’assistance juridique, médicale et psychosociale.


L'OMS mise sur les jeunes médecins et juristes pour révolutionner la lutte contre les VBGs avec l'application Xonam

Xonam, un outil digital pertinent pour combattre les VBGs

L’application Xonam, développée par ALG, s’est imposée comme un des points clés de ces ateliers. Elle permet aux utilisateurs de signaler de manière confidentielle toute forme de violence basée sur le genre ou d’abus, où qu’ils se trouvent au Togo. Grâce à cette application, les jeunes formés à Lomé et Kara pourront non seulement détecter et signaler des cas de VBG, mais aussi bénéficier d’une assistance juridique et psychosociale, renforçant ainsi leurs droits et leur sécurité.

"Ce qui rend Xonam vraiment unique, c’est sa capacité à mettre directement en lien les victimes avec des professionnels, qu’il s’agisse de juristes, de médecins ou de conseillers psychosociaux," explique Ahouefa Huguette Sossou, juriste au sein de l’ALG et formatrice lors des ateliers. Elle poursuit : "L’application joue un rôle crucial, non seulement dans le signalement, mais aussi dans la prévention et l’accompagnement des victimes."

Les ateliers ont permis aux participants de se familiariser avec les fonctionnalités de Xonam, et d'apprécier l'importance de cet outil dans un pays où les cas de VBG restent souvent sous-déclarés, notamment en raison de la stigmatisation sociale ou du manque de moyens d’assistance accessibles.

Comprendre l’impact des grossesses précoces, produits psychotropes et VBG sur les droits des jeunes

L’intérêt majeur de ces deux formations à Lomé et Kara a été de permettre aux jeunes d’appréhender les conséquences profondes des VBG, des grossesses précoces et de la consommation de drogues sur l’effectivité de leurs droits. En effet, ces problématiques ne se limitent pas à des violations de la santé physique et mentale. Elles affectent également l'accès à l'éducation, l'intégration sociale, et les perspectives d'avenir des jeunes.

"L'atelier nous a montré combien ces fléaux limitent nos droits en tant que jeunes. Par exemple, une grossesse précoce met fin aux rêves de nombreuses jeunes filles d'obtenir un diplôme ou de s'insérer professionnellement. De même, l’usage de substances psychotropes détruit l'avenir de nombreux jeunes", a souligné Jean Detome, Président de l’AEMPTO. Il a également salué l'approche multidisciplinaire de l'OMS qui, en misant sur une synergie entre le domaine médical et le droit, permet une réponse complète aux défis auxquels sont confrontés les jeunes.

Ces formations ne sont donc pas limitées à des considérations théoriques. Grâce aux travaux pratiques et aux études de cas, les jeunes ont eu l'opportunité d'examiner des situations réelles et d'explorer comment des outils comme Xonam peuvent aider à inverser la tendance et à protéger les droits des victimes.

Photo prise lors de l'étude des cas pratique : l'Atelier de Lomé

Miser sur les jeunes : Une approche gagnante de l’OMS

L’un des aspects les plus applaudis de cette initiative est la place accordée aux jeunes dans la lutte contre les violences basées sur le genre et l’abus de drogues. En les formant et en leur confiant des outils tels que Xonam, l'OMS permet aux jeunes d’agir en tant qu’ambassadeurs du changement dans leurs communautés.

Gérald Troume, membre de l’ALG et du comité d’organisation, s'est dit satisfait du déroulement de l'atelier : "Je suis particulièrement reconnaissant à l’OMS pour avoir misé sur les jeunes médecins et juristes dans cette démarche. Nous sommes désormais mieux outillés pour répondre à ces problématiques et créer un impact durable. Avec Xonam, nous pouvons non seulement signaler des abus, mais aussi assurer un suivi avec des professionnels compétents."

Photo de familles des participants à Kara

Au-delà du signalement, Xonam offre une réelle opportunité d’assistance en amont et en aval. Ce n'est plus seulement une question d'alerter, mais de garantir un accompagnement complet, depuis la prévention jusqu'à la prise en charge des victimes. Cette capacité à offrir une assistance juridique, médicale et psychosociale intégrée fait de l'application un outil essentiel dans la lutte contre les VBG et autres formes d’abus.

 

Ces deux ateliers organisés par l’OMS à Lomé et Kara, en collaboration avec l’AEMPO et l’ALG, ont marqué une étape importante dans la sensibilisation et la formation des jeunes face aux violences basées sur le genre, aux grossesses précoces et à l’abus de drogues. En s'appropriant l'application Xonam, les jeunes bénéficiaires ont maintenant un outil puissant entre leurs mains, capable de leur offrir un soutien continu, peu importe où ils se trouvent. L'OMS a su miser sur cette jeunesse togolaise, et cette stratégie promet de porter ses fruits dans les semaines et mois à venir.

 

 

 

écrit par : August EHENNOU

Auteur

Par August Ehennou

Tu pourrais aussi êtes interessé