2026-05-14 11:25:05

Informer pour prévenir : l’ALG mobilise les étudiants de Lomé contre la drépanocytose

Au Togo, la drépanocytose demeure un enjeu majeur de santé publique. Selon les estimations, près de 16 % de la population est porteuse du gène drépanocytaire (AS ou AC), tandis que 2 à 4 % des Togolais vivent avec la forme sévère de la maladie (SS ou SC). Face à cette réalité, une matinée de sensibilisation à la drépanocytose a réuni des étudiants à l’Université de Lomé**. L’initiative a été organisée par l’Association des jeunes Alternative Leadership Group (ALG), en collaboration avec l’Association des Étudiants en Médecine, Pharmacie et Orthopédie du Togo (AEMPO).


Informer pour prévenir : l’ALG mobilise les étudiants de Lomé contre la drépanocytose

Cette rencontre du le 21 février 2026 visait à mieux faire connaître cette maladie génétique, encore largement méconnue malgré ses conséquences. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la drépanocytose a causé 38 403 décès dans le monde en 2019.

Au cours de la séance, les organisateurs ont échangé directement avec les étudiants sur les causes de la maladie, ses manifestations chez les personnes atteintes et l’importance du test d’électrophorèse, essentiel pour connaître son statut drépanocytaire et prévenir certaines complications.

Informer pour prévenir

Au cours de la séance, les participants ont reçu des explications sur les mécanismes de la maladie et sur les moyens de prévention. L’accent a notamment été mis sur la nécessité de connaître son statut drépanocytaire, un élément déterminant dans les choix de couple et la prévention des naissances d’enfants atteints.

Pour Samtou Akaolo, présidente de l’ALG, l’intérêt des étudiants a confirmé la pertinence de l’initiative. « Beaucoup de jeunes ne savent pas vraiment ce qu’est la drépanocytose. Il a fallu capter leur attention et créer un dialogue. Les échanges ont été très riches. La collaboration avec les étudiants de l’AEMPO a facilité la compréhension des informations, notamment lorsque nous avons parlé du test d’électrophorèse », explique-t-elle.

Une prise de conscience chez les étudiants

Plus de cinquante étudiants ont pris part à cette matinée d’échanges. Pour plusieurs d’entre eux, il s’agissait d’une première véritable introduction à la question de la drépanocytose. Francis Aguon, l’un des participants, retient surtout l’importance du dialogue autour des questions de santé. « Cette sensibilisation a été une expérience enrichissante. En tant que jeunes, nous ne pouvons pas rester indifférents face à des problèmes de santé qui concernent toute la société. Ces échanges permettent de mieux comprendre et de sensibiliser d’autres personnes autour de nous », confie-t-il.

Une étudiante, également présente lors de la rencontre, explique que cette séance a changé sa perception de la maladie.

« Aujourd’hui, je comprends beaucoup mieux la drépanocytose. Avec mon copain, nous n’avions jamais pensé à faire le test d’électrophorèse. Après cette sensibilisation, nous avons décidé de le faire. J’ai aussi appris la différence entre le statut drépanocytaire et le groupe sanguin », raconte-t-elle.

Former des jeunes engagés


Pour l’ALG, cette activité s’inscrit dans une démarche plus large visant à former des jeunes capables de relayer les messages de prévention dans leur entourage et leur communauté.

Au-delà de la transmission d’informations, la matinée a permis d’ouvrir un espace de discussion autour d’un enjeu de santé publique qui concerne directement la jeunesse. Pour plusieurs participants, cette sensibilisation marque le début d’une prise de conscience : mieux connaître la drépanocytose, c’est déjà agir pour protéger sa santé et celle des générations futures.


Par Amen Tewou 

Auteur

Par Isney Bariko

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