2022-05-17 23:46:27

20 jeunes DDH dont 10 femmes, désormais aptes à faire du monitoring préventif dans les prisons au Togo

Surpeuplées et pour la majeure partie d’entre elles, occupées par des jeunes gens, les prisons togolaises font de plus en plus face à d’énormes défis d’ordre structurel, humain et budgétaire. Ce qui constitue en réalité un frein à l’exercice effectif des droits fondamentaux dans ces lieux.


20 jeunes DDH dont 10 femmes, désormais aptes à faire du monitoring préventif dans les prisons au Togo
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Cette situation on ne peut plus préoccupante ne laisse pas indifférents les jeunes engagés pour la cause des droits humains au Togo. Désormais une vingtaine d’entre ces jeunes dont dix femmes formant le pool des observateurs des prisons de l’association Solidarité mondiale pour les personnes démunies et les détenus (SMPDD) sont outillés et aptes à conduire leur mission avec courage et professionnalisme dans les prisons au Togo.

C’est au travers d’une formation organisée par l’association SMPDD avec le soutien de ses partenaires ces 14 et 15 juillet à Lomé sur le thème : « Professionnalisation du travail des observateurs de prison, gage de transparence et d’efficacité ».

A l’issue de cette formation, ces jeunes issus des grandes villes du pays auront dorénavant la possibilité de contribuer et de travailler ensemble à l’amélioration des conditions devie des détenus ainsi que des conditions de travail du personnel pénitentiaire au Togo.

« Nous avons besoin de l’aide de tous, particulièrement les jeunes, pour que ce programme soit une véritable réussite et que les résultats escomptés soient atteints. C’est pour cela qu’il est nécessaire de former les observateurs de prisons. Ils sont les principaux metteurs en scènes et porteront le succès du programme sur leurs épaules » déclare Joël KESSOUAGNI, directeur des programmes à la SMPDD.

Les participants seront outillés sur différents modules pour leur permettre de mieux appréhender dorénavant, leurs missions de monitoring et de reporting dans les prisons.

« Ce programme va me permettre d’être encore plus proche des personnes qui sont maltraitées dans les prisons. Etant une partisane de la justice, c’est une opportunité pour moi d’apporter ma contribution à la cause des droits de l’homme et surtout dans les prisons » Akouvi OUTAH, observateur des prisons à Sokodé.

 Pour Senam LAWSON TEVI, lui observateur des prisons à Kara, il ne s'agit pas de jouer au gendarme et donneur de leçon mais à aider l'administration pénitentiaire pour une meilleure situation des droits de l'homme dans les prisons. « Notre mission consistera à apporter notre potentialité au niveau des prisons afin que les règles et les droits des détenus puissent être respecté. Nous n’avons pas à susciter la tension entre les surveilants et les détenus mais nous allons travailler de façon à consolider les efforts afin que le travail puisse avancer ».

Pour rappel, l’objectif de cette formation est d’assurer une bonne compréhension du programme « Observateurs des prisons » et doter le dispositif de moniteurs d’outils techniques nécessaires pour garantir une exécution du programme, respectueuse des bonnes pratiques en matière de monitoring des lieux de détention.

Elle a été effective avec le soutien de la Direction de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DAPR), la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) et d’Amnesty Togo.

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Par La Rédaction

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